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Albert GUILLAUME

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Décor pour la salle à manger de l’hôtel du Grand-Cerf à Senlis, 1911

 

  • Le rapport
    Le rapport
    Huile sur toile, H. 0,61 ; l. 2,37 m, inv. 2000.12.1

    Le maître d’équipage, les membres de l’équipage (les boutons) et un invité écoutent les piqueux qui, tôt le matin, se sont mis en quête de l’animal de chasse.
  • Le rendez-vous
    Le rendez-vous
    Huile sur toile, H. 0,61 ; l. 3,45 m, inv. 2000.12.2

    Les boutons, les invités et les suiveurs se retrouvent à un carrefour de la forêt avant le départ de la chasse.
  • Le laisser-courre
    Le laisser-courre
    Huile sur toile, H. 0,61 ; l. 2,76 m, inv. 2000.12.3

    Les boutons et les invités chevauchent dans un sous-bois.
  • Les égarés
    Les égarés
    Huile sur toile, H. 0,61 ; l. 2,35 m, inv. 2000.12.4

    La trace de l’animal couru est perdue.
  • L'hallali
    L'hallali
    Huile sur toile, H. 0,61 ; l. 2,37 m, inv. 2000.12.5

    Face aux chiens, le cerf tient les abois tandis que les trompes sonnent l’hallali.
  • La curée
    La curée
    Huile sur toile, H. 0,61 ; l. 2,55 cm, inv. 2000.12.6

    Le cerf a été mis à mort. Les chiens reçoivent en récompense ses entrailles, un goûter est offert aux invités.
  • Les honneurs
    Les honneurs
    Huile sur toile, H. 0,61 ; 2,35 cm, inv. 2000.12.7

    Sur sa cape, le piqueux présente le pied du cerf à une dame que le maître d’équipage veut honorer.

 

 

L’œuvre d’Albert Guillaume (Paris, 1873 ; Faux, 1942) se situe dans le registre de l’humour, emblématique de la Belle Epoque.

L’artiste acquiert en 1909 la propriété des Petits-Ponts, à Fontaine-les-Cornus (Fontaine-Chaâlis). La proximité de la forêt d’Ermenonville où découple le rallye Vallière inspire Albert Guillaume en 1911 pour le décor en frise haute de la salle du restaurant de l’hôtel du Grand-Cerf à Senlis. Avec l’arrivée de l’automobile, les veneurs font halte à Senlis avant de se retrouver en forêt pour la chasse. L’hôtel du Grand-Cerf constitue pour eux un point de ralliement.

 

Son propriétaire depuis 1909, Charles Gienger, l’a équipé du « tout-moderne » avant de l’inaugurer le 24 juin 1911, en présence de nombreuses personnalités, comme Gaston Calmette du Figaro, venues de Paris admirer le décor d’Albert Guillaume. A travers une succession de sept toiles, l’artiste livre sa vision amusée des épisodes d’une chasse à courre. Aux figures de chic, Albert Guillaume mêle des personnalités identifiables comme le marquis de Noailles, maître d’équipage du rallye Vallière, et le baron de Neuflize, son associé.

 

L’hôtel est vendu en 1947. Son dernier propriétaire, la famille Davidsen, le cède en 1976 à une banque, le Crédit Agricole, après avoir déposé les toiles d’Albert Guillaume qu’elle offre au musée de la Vénerie. Cet ensemble a été transposé par l’artiste en lithographie, une forme particulièrement bien adaptée à ses formes cernées et à ses aplats colorés sur fond d’or.