Thomas Couture

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Portrait de la baronne Marie-Marguerite d’Astier de la Vigerie

Portrait de la baronne Marie-Marguerite d’Astier de la Vigerie

Huile sur toile

1847

M. d. b. g. : T.C. / 1847.

H. 1,175 ; l. 0,895 m

Inv. A.2001.4.1


 

Dès 1840, Thomas Couture (Senlis, 1815 ; Villiers-le-Bel, 1879) témoigne de son talent de portraitiste à travers l’effigie de son père, Jean Couture. Un peu plus tard, celles de l’historien Jules Michelet (Paris, musée Carnavalet) et de son amie, Madame Poullain-Dumesnil (Rouen, musée des Beaux-Arts), voient le jour.

 

Le baron d’Astier de la Vigerie, amateur d’art et ingénieur des Ponts-et-Chaussées, lui commande le portrait de sa jeune épouse, Marie-Marguerite. La composition, empreinte de neutralité a encore le caractère retenu d’une œuvre de jeunesse. Assise de trois-quarts, la figure légèrement tournée vers le spectateur, les mains croisées sur ses genoux, la jeune femme observe une élégante réserve. La blancheur de sa carnation atteste de son origine sociale élevée. Le fond uni et lumineux, les chairs, le col et le mouchoir blancs accentuent le contraste avec les tonalités sombres de la robe et de la chevelure de la dame. Les bijoux et le cachemire des Indes qui recouvre le dossier de la chaise apportent une note colorée. La peinture est mince à l’exception de quelques empâtements très localisés (les bijoux, le col, le mouchoir). Un trait assuré cerne les formes. Comme l’écrit Couture, dans son ouvrage Méthodes et entretiens d’atelier, paru en 1867, le dessin « prime sur tout, et […] les qualités de couleur et de lumière ne peuvent lui être que secondaires ». En examinant de plus près la toile, on constate que le peintre utilise des filaments de couleurs pures, notamment du rouge, qui font vibrer les carnations.