Vierge à l'Enfant dite

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Vierge de la Victoire
Vierge à l'Enfant dite Vierge de la Victoire

2e quart du XIVe siècle

Marbre rehaussé de dorure

H.0,70 ; l.0,30 m

Inv. A.2007.0.141

 


Cette Vierge à l’Enfant, avec l’ordonnance clairement rythmée des plis de son manteau et ses mains aux doigts effilés, présente les caractéristiques du type classique d’Île-de-France. Elle affiche un visage d’une grande sérénité et porte son fils sur son bras gauche. Casqué de cheveux courts frisés, le poupon arbore un visage rond, éclairé d’un léger sourire. A demi-nu, il bénit d’une main et tient un oiseau de l’autre.

 

L’origine de cette sculpture n’est pas certaine. Elle pourrait être sortie d’un atelier de la capitale à laquelle était liée l’abbaye royale de la Victoire, fondée par Philippe-Auguste en 1222, en commémoration de la bataille de Bouvines, et confiée aux chanoines augustins de Saint-Victor, à Paris.

 

Lors de la fermeture de l’abbaye de la Victoire, Armand de Roquelaure, dernier évêque de Senlis, plaça la Vierge de la Victoire au dessus de la porte principale de son palais épiscopal à Senlis, l’actuel musée d’Art et d’Archéologie. A la suppression de l’évêché, on plaça cette statue dans la cathédrale Notre-Dame de Senlis. Elle fut placée sur l’autel de la chapelle axiale de la Vierge construite en 1847, avant de rejoindre le musée d’Art et d’Archéologie au palais épiscopal.